vendredi 17 avril 2009

Clip par Valentin Monge

Valentin à l'oeuvre sur ce très énergique clip de Sinclair : "Sur le Vif" réalisé par Seb Janiak - 1995.
Deux jours de courses poursuites, Steadicam Model IIIA, Arriflex 35-3 légèrement ralentie à la prise de vues pour ajouter encore un peu plus de vitesse en projection.

K.

James Muro Show-Reel

Bande Demo Steadicam du célébrissime James Muro :


K.

mardi 29 mai 2007

Le Drop-Time

"One Mississippi, Two Mississippi, Three Mississippi..."

Ce qui est conseillé par Garrett Brown c'est 3 secondes, c'est ce qui est communément rencontré et c'est ce que je fais en général, mais je suis aussi souvent vers 4 ou 5 secondes et puis des fois au Neutre, cela dépend de mon humeur, des spécificités du Plan ou de ma configuration ce jour-là.

Il y a différentes philosophies pour le Drop Time (le temps que met le Steadicam à aller de l'horizontale à la verticale quand on le lâche)

Le Steadicam est une machine pendulaire, mais il ne faut ni en abuser ni vouloir faire complètement disparaître ce phénomène :

Avec un Drop Time inférieur à 3 secondes le Steadicam est trop pendulaire, par conséquent il réagit exagérément aux fortes accélérations/décélérations et vouloir le garder longtemps à un angle important n'est pas aisé, devient vite fatiguant et apporte un gros manque de fluidité à la prise de vue.
Quand il est réglé à 3 secondes cette sensible lourdeur du bas (Bottom Heaviness) apporte cette aptitude pratique à reprendre la bulle tout seul, donc une "présence" dans la main, un point de référence.
Mais en Low-Mode tu choisiras un Drop Time un peu plus long à cause de la plus grande inertie inhérente à ce mode.

Sans Drop Time, donc au Neutre (le Steadicam reste dans la position dans laquelle on le laisse, quelle qu'elle soit) on n'a plus aucune référence, aucun feeling, cela peut être toutefois utile dans certains cas, par exemple quand on on est accroché à un véhicule qui se déplace très vite, pas d'effet de pendule lors des démarrages/freinages violents.
Ou bien pour des plans qui impliquent de garder constamment un angle extrême.
Et puis le Neutre c'est très bon pour s'entraîner, après l'utiliser tout le temps c'est se compliquer la vie je trouve et c'est parfois irréaliste avec certaines caméras.

Comme pour tout il n'y a pas vraiment de règle définitive et il y a toujours des exemples pour contredire la théorie : Larry Mc Conkey utilise un Drop Time très rapide alors que Valentin Monge lui est tout le temps au Neutre. (ils possèdent et utilisent exactement la même machine, un http://www.steadicam.com/filmUltraC.html Ultra)
Et ce sont tous les deux des Opérateurs Steadicam excellentissimes...

Au final tout est dans la main de l'Opérateur, dans la pratique du toucher à avoir et des réactions de la machine, savoir les maîtriser.
Une fois que le Steadicam est parfaitement réglé à ta convenance et pour le plan il faut savoir régler une autre machine : ton ensemble Main + Cerveau.
Et c'est uniquement avec beaucoup de pratique que tu peux calibrer ces outils pour pouvoir obtenir des choses vraiment étonnantes...

Le mot magique : Proprioceptif
Définition : Se dit de la sensibilité du système nerveux aux informations sur les postures et les mouvements de notre corps provenant des muscles et des articulations...


Un Workshop serait pour toi une très bonne chose, de préférence avec Garrett Brown, ne serait-ce que pour le plaisir de rencontrer le personnage ingénieux, chaleureux, drôle... bref : charismatique et unique.

J'ai eu la chance d'être Instructeur sur le stage officiel Steadicam en France qui s'est déroulé il y a un an.
Travailler avec Garrett Brown pendant une semaine et lui servir d'interprète, quel bonheur.
Sans oublier Jerry Holway, notre Chef-Instructeur, qui est le designer du Steadicam Ultra et le grand théoricien sur les phénomènes dynamiques associés à l'utilisation du Steadicam.

Voici un petit clip issu du Making-Of de ce Stage :

Paris International Steadicam Workshop 2005


(On m'y voit un peu partout, par exemple celui qui saute sur place sans toucher au Steadicam, c'est moi...)

K.